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et réanimateurs de France.

Réponse à LCI

publié le 21-03-2017

Nous avons été étonnés par l'article que LCI consacrait au problème de nos confrères de Besançon. Cet article nous a choqué tant par la forme que par le fond.

Sur la forme tout d’abord, alors que les instances de l’anesthésie-réanimation gardent la plus grande discrétion et le plus grand respect de la présomption d'innocence pour un dramatique problème en cours d’enquête, les supputations et les déclarations de toutes natures n'ont pour but que de mettre en évidence celui qui les fait.

Nous avons vu que faute de déclarations fracassantes de société savante, de syndicat, voire même de confrères de l'anesthésiste incriminé, LCI s'adresse à un syndicat d'infirmiers anesthésistes, pourquoi pas un micro-trottoir !

Sur le fond, peut-être faut-il, pour expliquer ce que cela a de choquant, rappeler la place des différents intervenants de l’anesthésie-réanimation, d'autant plus que le Secrétaire général du SNIA s'autoproclame “collègue” des médecins anesthésistes-réanimateurs.

Dans le secteur libéral, nous avons des confrères médecins et des employés, soit mis à disposition par les établissements, soit que nous employons directement. En ce qui concerne les infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat (IADE), ce sont presque uniquement des employés des médecins- anesthésistes-réanimateurs. Les anesthésistes du privé, comme beaucoup d’anesthésistes réanimateurs européens, utilisent assez peu d’infirmiers anesthésistes pour leur remplir leur seringues, ils savent le faire, et quand ils emploient des IADE ils leur assignent d’autres tâches plus nobles et plus en rapport avec les compétences de ces excellents collaborateurs, comme la surveillance des anesthésies générales. L’anesthésie à quatre mains que prône le président du SNIA ne se retrouve dans aucun référentiel de bonnes pratiques, tout au plus dans une optique de gaspillage de ressources humaines chère à certains hôpitaux publics. Quant à un éventuel contrôle de l’anesthésiste-réanimateur par ses employés, je ne sais si c’est une pratique hospitalière mais dans le secteur libéral il est plus habituel de voir l’employeur contrôler ses employés et ses collaborateurs que le contraire !

Nous ne pouvons pas nous prononcer sur l’instruction en cours à Besançon, celle-ci doit se poursuivre dans le calme et ne doit être en aucun cas polluée par des déclarations syndicales hasardeuses. Il est malsain pour un syndicat de profiter d’une telle affaire pour avancer ses revendications catégorielles.

Seule une protocolisation sûre du parcours des médicaments et solutés, organisée dans le cadre d’une cellule de crise où travaillent conjointement les médecins anesthésistes-réanimateurs, le pharmacien de l’établissement et le personnel administratif encadrant le personnel de l’établissement peut sécuriser la pratique dans cet établissement et rassurer les équipes et les patients.

Le SNARF apportera son aide aux équipes touchées par ce drame pour retrouver une qualité et une sécurité nécessaire à une prise en charge sereine de leur patients.

Dr Christian-Michel ARNAUD, Président du SNARF

Lire l'article de LCI

 


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